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Présentation de la Suède
Introduction
L’adhésion de la Suède à l’Union européenne a eu un effet stimulant sur les relations franco-suédoises. La succession des présidences française et suédoise de l’Union européenne en 2001 a également favorisé un travail en commun ayant permis de mettre en évidence des approches partagées sur de nombreux dossiers (environnement, emploi, aide au développement...). La France et la Suède travailleront également en troïka avec la République tchèque durant les présidences françaises, tchèques et suédoises de l’Union entre les 2èmes semestres 2008 et 2009. Nos deux pays sont également à l’origine de la création d’un groupe de travail international sur les Biens Publics Mondiaux.
Le Président de la République a effectué une visite d’Etat en Suède en avril 2000. Le Premier ministre suédois Göran Persson s’est rendu à trois reprises à Paris en 2001, à l’occasion de la présidence suédoise. Les contacts politiques, après avoir connu un certain ralentissement en 2002, ont repris avec, notamment, la visite à Paris du Premier ministre Göran Persson, le 15 avril 2003 puis le 18 octobre 2004, la visite de M. Lars Danielsson, secrétaire d’Etat aux affaires européennes le 22 novembre 2005, celle de M. Odenberg, ministre de la défense, le 8 décembre 2006, et de Mme Cecilia Malmström, ministre des Affaires européennes, le 19 décembre 2006. Dans le sens France-Suède, l’année 2006 aura vu la visite, les 7 et 8 juin, de Mme Vautrin, ministre déléguée à la cohésion sociale et à la parité, de M. de Robien, ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le 29 août2006, de Mme Colonna, ministre déléguée aux Affaires européennes, le 31 août, et de Mme Lagarde, ministre déléguée au Commerce international, les 8 et 9 décembre2006.
Les contacts parlementaires sont intenses, avec la venue en Suède, pour la seule année 2005, de 14 délégations, et témoignent de l’intérêt que suscite le modèle suédois sur des thèmes aussi variés que la fonction publique, le télétravail, les énergies nouvelles, la loi de finances ou les questions sociales.
Histoire
Des découvertes archéologiques prouvent que le territoire suédois fut colonisé au cours de l’âge de la pierre, lorsque les terres commencèrent à se débarrasser de la glace accumulée pendant l’ère glaciaire. Les premiers habitants vécurent de chasse, de cueillette, et surtout des ressources que leur offrait la future mer Baltique.
Le territoire suédois semble avoir connu une forte densité de population pendant l’âge du bronze, les traces de communautés élargies et prospères ayant été mises en évidence.
La première mention écrite de l’existence du peuple suédois (Suiones en latin) est faite par Tacite en l’an 98. Ils sont aussi mentionnés par Jordanès au VIe siècle, sous les noms de Suehans ou Suetidi. L'épopée anglo-saxonne Beowulf décrit des batailles entre les Suédois et les Goths de Scandinavie (Geats) durant cette époque, qui se soldèrent par la prédominance des Suédois (Sweonas).
Au cours du IXe et du Xe siècle, la culture viking put s’épanouir dans toute la Scandinavie grâce au commerce, aux pillages et aux mouvements de colonisation vers l’est (pays baltes, Russie et mer Noire).
Le mouvement de christianisation, au XIIe siècle, se traduisit notamment par la création de l’archevêché d’Uppsala en 1164. Il facilita la consolidation d’un État suédois centré sur les bords de la mer Baltique : en 1250, la dynastie des Folkung accède au pouvoir et établit sa capitale à Stockholm.
Néanmoins, tout comme dans les nouveaux États de Norvège et du Danemark, une grave crise survint au XIVe siècle, aggravée par la Peste noire. Malgré ces difficultés, les Suédois continuèrent leur expansion au nord de la péninsule scandinave, vers l’actuelle Finlande.
Le Grand Schisme d'Orient entre le catholicisme et l’orthodoxie eut des répercussions jusque dans cette région, notamment à travers les guerres incessantes qui éclatèrent entre la Suède catholique et la principauté de Novgorod, orthodoxe. Les tensions ne s’apaisèrent qu’en 1323 avec la signature du traité de Nöteborg, lequel établit une frontière allant de la pointe est du golfe de Finlande à la pointe nord du golfe de Botnie. Le territoire finlandais passe sous domination suédoise à partir de 1362.
En 1397, les trois États de Norvège, Danemark et Suède s’unirent sous un seul monarque dans le cadre de l’Union de Kalmar. Au cours du XVe siècle, les Suédois durent ensuite résister aux tentatives de centraliser l’autorité sous la couronne danoise, parfois jusqu’à prendre les armes. La Suède finit par quitter l’Union en 1521, lorsque Gustave Eriksson Vasa, plus connu sous le nom de Gustave Ier de Suède, rétablit l’indépendance de la couronne suédoise.
Le règne de Gustave Vasa se caractérisa par l’adoption de la Réforme protestante, une nouvelle consolidation de l’État et une participation accrue des bourgeois aux décisions publiques par la création d’une assemblée à quatre chambres (le Riksdag). Gustave Vasa, roi bâtisseur et pacifique, est souvent considéré comme le père de la nation suédoise.
Au cours du XVIIe siècle, la Suède s’affirma progressivement comme une grande puissance européenne, en raison notamment de son engagement profitable dans la Guerre de Trente Ans, à l’initiative du roi Gustave II Adolphe. L’intérieur du royaume connut également de profondes réformes modernisatrices grâce à l’action du comte Axel Oxenstierna.
Cette position de force s’écroula au XVIIIe siècle, lorsque la Russie imposa sa domination à l’Europe du nord à l’issue de la guerre du Nord, avant finalement de s’octroyer en 1809 la moitié est du pays et d’en faire le Grand-Duché de Finlande, sous administration russe.
Le roi Gustave III de Suède, suite à un coup d’État en 1772, mit fin au régime constitutionnel instauré par le Riksdag en 1719 et régna en despote éclairé, établissant une monarchie absolue qui prendra fin en 1809, lorsque la Suède devint une monarchie constitutionnelle. Le maréchal français Jean-Baptiste Bernadotte fut élu héritier du trône puis roi de Suède sous le nom de Charles XIV Jean de Suède. Sa dynastie règne toujours sur la Suède. Le reste du XIXe siècle et le début du XXe siècle, jusqu'en 1917 où le parlementarisme sortit définitivement vainqueur, signifièrent un transfert lent du pouvoir du roi vers le Riksdag.
L’histoire contemporaine de la Suède est remarquablement pacifique, la dernière guerre connue par le pays ayant été une campagne menée contre la Norvège en 1814, à l’issue de laquelle une union personnelle des deux couronnes fut établie, à domination suédoise. Elle fut dissoute en 1905 lorsque la Norvège déclara son indépendance, mais sans entraîner de conflit.
La première cérémonie de remise des Prix Nobel eut lieu à l’Académie Royale de Musique à Stockholm en 1901. Depuis 1902, les prix sont officiellement décernés par le roi de Suède.
La Suède parvint à conserver sa neutralité pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale, à l’exception notable du soutien logistique et militaire apporté à la Finlande lors de la tentative d’invasion soviétique de 1939-1940. Suite à l'échec de l'instauration d'une union de défense scandinave, le pays persista dans sa politique de neutralité au cours de la guerre froide, et n’est jusqu’à aujourd’hui membre d’aucun traité d’alliance militaire. L’adhésion à l’Union européenne date de 1995.
Wikipédia
Donnée générale
Données géographiques
Nom officiel : Royaume de Suède
Superficie : 450 000 km²
Population : 9, 1 millions (dont 85% dans la moitié sud du pays)
Capitale : Stockholm (1,7 millions habitants avec ses banlieues)
Villes principales : Göteborg, Malmö, Lund, Västerås
Langue officielle : suédois
Monnaie : couronne suédoise (SEK) - taux de change annuel en 22006 : 9,25 SEK/€
Fête nationale : 6 juin
Données démographiques
Croissance démographique : 0,4 %
Espérance de vie : 80,6 ans (82,8 ans pour les femmes et 78,4 ans pour les hommes)
Taux d’alphabétisation : 99 %
Religions : luthériens (85 %), musulmans (3,5 %), catholiques (1,7 %)
Indice de développement humain(Classement ONU 2004) : 0,951 (2ème rang)
Données économiques
PIB (2006) : 302 milliards d’euros
(France : 1710 milliards d’euros en 2006)
PIB par habitant (2006) : 33 200 €
(France : 28 088 euros en 2006)
Taux de croissance (2006) : 4,4 %
Taux de chômage (2006) : 8,4 % (dont 3 % de personnes en formation ou congé maladie)
Taux d’inflation (2006) : 1,6 %
Solde budgétaire (2006) : 2,1 % du PIB
Balance commerciale(2006) : 7% du PIB
Principaux clients : Allemagne, Etats-Unis, Norvège, Pays bas (France 7ème)
Principaux fournisseurs : Allemagne, Danemark, Norvège Royaume-Uni (France 7ème)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB
- agriculture : 2%
- industrie : 28 %
- services : 70 %Exportations de la France vers la Suède (2005) : 4,990 milliards d’euros
Importations françaises de la Suède (2005) : 5,177 milliards d’euros
Communauté française en Suède : 7000 personnes
Communautésuédoise en France : 15 500 personnes
Géographie
La Suède jouit d’un climat relativement tempéré en dépit de sa situation septentrionale, du fait de l’action du Gulf Stream. Dans le sud du pays, les feuillus peuvent se trouver en abondance, contrairement au nord, où les épineux dominent le paysage. Dans la partie du pays se situant au nord du cercle polaire arctique, le soleil ne se couche jamais en été, et l’hiver n’est qu’une nuit sans fin.
À l’est de la Suède se trouvent la mer Baltique et le golfe de Botnie : ce littoral très allongé contribue à adoucir encore le climat. À l’ouest, une chaîne de montagne, les Alpes scandinaves (Scandes), sépare le pays de la Norvège.
Le long du golfe de Botnie se trouve la région de « la côte haute » Höga Kusten qui se soulève chaque année de plus de 8 mm. Cet élèvement isostatique est dû à l'enfoncement du sol sous le poids d'une couche de glace épaisse de plus de trois kilomètres pendant la dernière période glaciaire. Depuis la fonte des glaces, le sol s'est élevé de 800 m. À 286 mètres d'altitude, on peut trouver la ligne côtière la plus élevée formée après la dernière glaciation.
Le Sud a une vocation agricole très nette, et la surface occupée par la forêt augmente au fur et à mesure que l’on progresse vers le nord. La densité de population est également supérieure au sud, notamment dans la vallée du lac Mälar, dans la région de l’Öresund et tout le long de la côte ouest, même si le sud-est du pays forme aussi une région à relativement faible densité.
Le pays est très riche en lacs dont certains, comme le Vänern et le Vättern sont parmi les plus grands d'Europe.
Gotland et Öland, dans la Mer Baltique, sont les deux plus grandes îles de Suède et forment chacune une province historique propre. Les côtes suédoises sont assez entrecoupées avec un très grand nombre de petits golfes (des fjärdar) et de nombreux îlots qui forment souvent des archipels, comme ceux de Stockholm et de Göteborg.
Source : Wikipédia
Economie
Le « modèle suédois » vieux de 60 ans, fondé sur une entente entre syndicats, patronat et gouvernement et sur un rôle fortement redistributeur de l’Etat, qui avait favorisé la croissance économique de la Suède jusqu’au milieu des années 1980, a été confronté à une période difficile, caractérisée par trois années de récession (1991 à 1993), entraînant une dérive des finances de l’Etat. L’économie suédoise s’est progressivement redressée depuis 1995 et a connu ces dernières années de bons résultats : croissance soutenue (4,4% en 2006), finances publiques assainies, inflation maîtrisée. Dépendant fortement du commerce, elle se caractérise par un secteur industriel bien développé qui connaît beaucoup de succès sur les marchés étrangers : Volvo, Saab, Electrolux et Ericsson sont ainsi devenues des marques de renommée mondiale.
La Suède opère désormais une transition vers une économie axée sur le savoir.
Elle est en effet le pays qui investit le plus, avec Israël, en matière de RD (autour de 4% du PIB par an) et s’est engagée avec succès dans le développement des NTIC, avec l’un des taux d’usage d’Internet les plus élevés d’Europe. L’Etat développe son soutien aux investissements, en s’appuyant sur les secteurs porteurs (biotechnologies, agro-alimentaire) ainsi que sur les marchés en croissance rapide (Baltes, Inde, Brésil...). Si le taux de chômage est estimé à 5,4%, il reste élevé chez les jeunes (23,3% chez les 20-24 ans) et ne sont pas comptabilisées comme chômeurs les personnes en congé maladie ou qui bénéficient des politiques d’activation. Le nouveau gouvernement a annoncé qu’il entendait inciter les Suédois à se tourner vers l’emploi et rendre la création d’entreprises attractive et facile.
Ministère des affaires étrangères et européennes
Politique
Politique extérieure
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Depuis son adhésion à l’Union européenne en 1995, la Suède consacre à son environnement européen une grande partie de sa diplomatie : le nouveau ministre des Affaires étrangères, M. Carl Bildt, a d’ailleurs manifesté sa volonté de placer la Suède « au centre du processus de l’intégration européenne ». La Suède a assumé pour la première fois la présidence de l’Union au 1er semestre 2001, mettant l’accent sur l’environnement, l’emploi et sur le processus d’élargissement de l’Union. La Suède a rejeté la monnaie unique lors d’un référendum organisé le 14 septembre 2003.
Au cours de la dernière décennie, la doctrine de neutralité suédoise a été réexaminée. La Suède a adopté une "coopération sans alignement militaire" avec l’OTAN, que le Premier ministre a décidé de ne pas remettre en cause. La Suède prend part également à l’élaboration de la politique européenne de sécurité et de défense (aspects civils de la gestion des crises). Elle a participé à l’opération militaire menée par l’Union européenne en Ituri et s’apprête à être nation-cadre d’un groupement tactique nordique au premier semestre 2008.
La Suède accorde également une attention particulière à la région de la mer baltique et à ses relations avec les autres pays nordiques, la Russie et les Etats baltes. Elle participe activement aux organisations multilatérales régionales, notamment le Conseil des Etats riverains de la mer Baltique, dont elle assure la présidence pour 2006-2007.
Au plan mondial, la Suède promeut le multilatéralisme et le droit international, avec un fort investissement dans le cadre des Nations Unies (4ème rang des pays contributeurs volontaires de troupes). Elle est également un important bailleur de fonds de nombreux programmes des Nations unies et est le seul pays au monde à consacrer, en 2006, plus de 1% de son PIB (1,06%) à l’aide publique au développement, essentiellement en direction de l’Afrique. Le nouveau gouvernement souhaite plus particulièrement promouvoir les droits de l’homme et les valeurs démocratiques.
Ministère des affaires étrangères et européennes